Jeudi 19 avril 2007
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21:49
Mon médecin m'a prescrit des suppositoires à base de cactus ; je suis un peu effrayée, ai-je raison de craindre que cela sera douloureux ?
Comme beaucoup de végétaux, les cactus ont des vertus curatives parfois étonnantes. On trouvera des substances analgésiques ou cicatrisantes chez certains, laxatives chez d'autres.
Ne craignez surtout pas que votre suppositoire se présente, tel un petit cactus, tout hérissé d'épines acérées ! Ce sera un modèle tout-à-fait ordinaire ; tout simplement, il contiendra un extrait d'un « suc de cactus » aux propriétés adaptées à votre pathologie, selon l'oeil éclairé de votre médecin.
Je me demande bien ce que vous avez pu imaginer ...
Pas de douleur locale à craindre, donc ; je suis persuadé que vous avez déjà connu pire ...
Par Ponce Pilate
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Jeudi 19 avril 2007
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20:52
Pourquoi les sardines en boîte n'ont-elles pas de tête ?
Logique, quand on a un peu de tête, on ne se laisse pas entraîner en boîte par des inconnus !
Par Ponce Pilate
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Mardi 17 avril 2007
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23:33
Comment allaiter des triplés ?
A moins d'avoir trois seins, ce qui est rare ... et c'est bien dommage, l'a llaitement de triplés pose problème. Mais l'intelligence humaine existe pour résoudre les problèmes ... et celui-ci n'est pas trop dur.
Il suffit tout bêtement de trouver une copine qui vient également d'accoucher ... mais d'un seul bébé. Vous aurez déjà compris que nous pourrons ainsi restaurer l'adéquation entre le nombre de bébés et le nombre de seins.
Il faudra évidemment organiser une cohabitation sympathique ... car ses marmots ont souvent faim. Mais si on choisit bien sa complice, cela peut se révéler très amusant
Ce serait une erreur d'utiliser toujours le même sein pour le même enfant ; en effet, il y en aurait ainsi un des triplés qui ne têterait jamais sa mère. Il faut s'asseoir face-à-face, se répartir les bébés au hasard ( ou par ordre alphabétique des prénoms ) pour la première fois ... mais opérer une tournante permanente et rapide, de manière à ce que chaque enfant profite autant des quatre seins disponibles. Cela peut éventuellement se rythmer en musique.
Certains diront qu'il y a risque que les bébés ne sachent plus à quel sein se vouer ; certains disent vraiment n'importe quoi !
Par Ponce Pilate
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Mardi 17 avril 2007
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23:25
Mon omniscience et ma grande sagesse sont universellement reconnues, quasiment devenues légendaires. Chaque jour, des centaines de questions me sont posées par des personnes désemparées, en proie à une anxiété profonde, cela sur les sujets les plus divers imaginables.
J'ai des milliers de ces interrogations pathétiques en attente, je ne pourrai jamais répondre à toutes : mon coeur altruiste et généreux s'en désole. Toutefois, la redondance de beaucoup de ces questions m'a inspiré ce projet de réponses publiques.
Je procéderai par tirage au sort pour ne privilégier personne. Si certains ne recevront jamais « leur » réponse, ils s'enrichiront néanmoins spirituellement de la réponse aux questions d'autres égarés sur les routes de l'angoisse.
Tout ceci sera « gratis pro deo », soulignant ainsi une de mes autres grandes qualités, le désintéressement. A ce propos, tant qu'on y est, remarquons également au passage, ma grande simplicité et ma modestie à toutes épreuves.
Par Ponce Pilate
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Mercredi 20 décembre 2006
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13:03
La famille POUFFIAS tient à rappeler que le "S" final de son patronyme ne doit pas se prononcer !
Elle prie instamment toutes personnes en contact avec eux de respecter la prononciation correcte, cela particulièrement à l'égard de Madame Pouffias et de ses filles.
Celles-ci sont en effet excédées d'être systématiquement interpelées en public par des expressions du genre : "Salut Pouffias", "Tiens voilà les Pouffias", "Une vraie Pouffias, comme sa maman" ... ou autres, diverses et variées, ... avec le "S" désagréablement sonore.
Merci d'avance.
Par Ponce Pilate
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Mardi 20 juin 2006
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20:19
Les descendants de l'illustre chimiste et physicien Français, Louis Joseph GAY-LUSSAC, nous prient de préciser que leur glorieux ancêtre n'était pas homosexuel.
Cela ne valait pas la peine d'être précisé !
En effet, le moins qu'on puisse accorder à quelqu'un qui a découvert la loi de dilatation des gaz, les lois volumétriques ( qui portent son nom ) et une foule d'autres choses encore, est bien le droit de baiser comme il en a envie !
Par Ponce Pilate
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Jeudi 1 décembre 2005
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22:48
Chronique littéraire : A la recherche de Sartre
( de Jean-Paul Nigault , Editions Flammofion , 220 pages )
Avec une sensibilité émouvante, l'auteur raconte son parcours ardu à la recherche de la signification de l'oeuvre de Jean-Paul Sartre.
Il évoque sa première lecture de "L'être et le Néant" et sa profonde perplexité quand il découvre ne rien y avoir compris. Sans se décourager, il reprend une deuxième lecture plus lente, puis de nombreuses autres, de plus en plus attentives ... avant de tomber en dépression profonde après 25 tentatives toujours aussi infructueuses.
Sur le point de sombrer définitivement dans le désespoir, il fera la rencontre d'une femme extraordinaire qui lui fera comprendre que Sartre n'est pas le seul philosophe et qu'il devrait essayer d'autres lectures. Avec enthousiasme, elle lui recommande la lecture des aventures de "Pif le Chien".
Aussitôt, il se jette à corps perdu dans ces nouveaux récits philosophiques. Et il comprend tout aisément, sans la moindre difficulté. Et il revit !
Il passera des soirées merveilleuses avec sa nouvelle amie philosophe, à débattre de "Pif" jusque tard dans la nuit. Et cela se terminera par un mariage ! Ils n'auront pas d'enfants mais ils adopteront un chien.
Par Ponce Pilate
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Mardi 29 novembre 2005
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/2005
23:35
Chronique littéraire : Les aventures de Henri Pottier
( de Jeanne-Catherine Rolin , Editions de la Poularde , 512 pages )
Le héros du roman est un sympathique jeune garçon avec des lunettes rondes. Au lieu d'aller à l'école, comme les autres enfants, il souhaite devenir sorcier. Au fil des pages, lui arriveront des aventures rocambolesques, mettent en scène des personnages invraisemblables, dans des lieux hautement improbables.
De la manière dont ce livre, destiné aux enfants, se termine, il semble clair que d'autres tomes devraient rapidement suivre. Franchement, n'est-ce pas un peu présomptueux de s'imaginer que des enfants vont avaler une telle brique indigeste de plus de 500 pages, ... s'en remettre sans douleur, ... et en redemander pour connaître la suite ?
Et pourquoi pas imaginer en faire un film ?
Par Ponce Pilate
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Mardi 29 novembre 2005
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/2005
22:18
Demain, 30 novembre 2005, a été décrétée
"Journée Mondiale contre les Moustiques"
Les principales villes du monde verront s'ébrouer des grands cortèges réunissant les nombreuses victimes de piqûres de ces insectes sanguinaires. Partout, les participants défileront en brandissant une "tapette anti-moustiques", symbole de la lutte incessante, et sans merci, entre l'homme et le diptère maudit.
La date du 30 novembre n'a pas été choisie par hasard : elle se situe, en effet, dans la période de l'année où la population des moustiques est au plus bas. Ainsi, le risque de contre-manifestation devient hautement improbable.
Par Ponce Pilate
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Dimanche 20 novembre 2005
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22:34
Chronique littéraire : L'Ingratitude du Pingouin
( de Marie Pillechart , Editions de la Banquise , 420 pages )
Dans cette première oeuvre publiée, Marie Pillechart nous narre sa tragique rencontre avec un pingouin lors d'un voyage professionnel au Pôle Nord. Ayant recueilli l'oiseau blessé sur la banquise, elle le soigne et entreprend de décoder ses petits cris étranges. Après plusieurs mois d'efforts, elle arrive à comprendre parfaitement le "langage pingouin", du moins le croit-elle.
Ce qu'elle comprend des confidences de l'animal est absolument stupéfiant : il déteste le froid, il a horreur du poisson, ... mais il adore le soleil, la bronzette, la danse et les cocktails !
Aussitôt, elle partira avec lui vers les Caraïbes pour lui offrir une vie de rêve : sable blanc et cocotiers, rhum et tequila, cuisine épicée, ... et discothèque jusqu'à l'aube.
Et malgré qu'il ait tout pour être heureux, le pingouin tire la gueule, va se cacher à l'ombre, vomit son burrito, refuse de participer au concours de "salsa", ...
Déçue et blessée, la narratrice adresse des vifs reproches à l'oiseau ingrat. Mais celui-ci persiste dans son attitude de défiance, allant même jusqu'à refuser toute boisson et toute nourriture pour faire bisquer son amie. Mais elle ne cèdera pas, ... lui non plus, ... et il s'étiolera lentement et finira par mourir ... comme ça, rien que pour l'embêter.
Et une question fondamentale se pose : un pingouin vaut-il vraiment la peine qu'on s'intéresse à lui ?
Par Ponce Pilate
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